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Vers un référentiel pour l’écoconception des services numériques ?

Afin de réduire l’empreinte carbone générée par le numérique en France, les réflexions se multiplient. L’Arcep lance une consultation auprès des entreprises du secteur afin de produire les bases d’un référentiel. Ce dernier doit permettre une écoconception de l’ensemble des services numériques.

Les derniers chiffres avancés par l’ADEME et l’Arcep indiquent que le numérique représente 2,5 % de l’empreinte carbone en France. De manière indirecte, le secteur est également visé pour être générateur d’autres impacts environnementaux comme l’épuisement des ressources abiotiques (métaux et minéraux). En particulier dans la fabrication de smartphones.

Ainsi, les autorités estiment qu’à ce rythme, dès 2030 le trafic de données serait multiplié par 6 et le nombre d’équipements serait supérieur de près de 65 % par rapport à 2020. Dans une optique pessimiste, on pourrait constater une augmentation de 45 % de l’empreinte carbone du numérique en France. Afin de limiter cet impact, l’Arcep lance une consultation publique. L’objectif est de dresser un référentiel permettant l’écoconception de services numériques.

Eco-responsabilité TechTalks écoconception

Dans ce cadre, le référentiel général de l’écoconception des services numériques se présente comme un document technique destiné aux experts et métiers du développement, de la conception et du design de services numériques. Il doit ainsi rassembler des critères pour s’assurer qu’un service numérique s’inscrit dans une démarche d’écoconception désignant. Et cela, tout au long du cycle de vie du service.

L’idée est également de constituer pour les entreprises participantes une sorte d’évaluateur permettant de calculer un score d’avancement en fonction du nombre de critères applicables validés.

Accompagner les démarches volontaires

Cette démarche intervient dans un contexte réglementaire particulier. La loi relative à la réduction de l’empreinte environnementale du numérique (loi REEN) a confié à l’Arcep et l’Arcom la définition du contenu d’un référentiel général de l’écoconception des services numériques. L’idée est donc d’accompagner les démarches volontaires d’écoconception des éditeurs, développeurs ou fournisseurs de services numériques

Ce projet poursuit 4 objectifs. Il s’agit tout d’abord de concevoir des services numériques plus durables permettant d’allonger la durée de vie des terminaux. Second point, l’idée est de promouvoir une démarche de sobriété environnementale. L’objectif est également de diminuer les ressources informatiques mobilisées y compris en optimisant le trafic de données et la sollicitation des infrastructures numériques. Enfin, le référentiel vise à accroître le niveau de transparence sur l’empreinte environnementale des services numériques.

Il est, en effet, reconnu que l’écoconception fait partie des leviers identifiés pour réduire l’empreinte environnementale imputable au cycle de vie des services numériques. Le référentiel général de l’écoconception des services numériques vise donc à appuyer les efforts d’écoconception déployés par l’écosystème. L’Arcep indique que la version finale du référentiel général de l’écoconception des services numériques sera publiée d’ici début 2024.

Olivier Robillart