il y a 9 mois -  - 2 minutes

Souveraineté du cloud : pour une filière française en coopération avec les acteurs internationaux

Les professionnels du cloud estiment qu’il n’est pas nécessaire d’opposer les entreprises françaises et américaines sur ce même terrain. La dernière étude conduite par Numeum révèle que l’ensemble de l’écosystème demeure concerné par le sujet de la souveraineté du cloud.

La dernière étude conduite par Numeum portant en partie sur la souveraineté du cloud apporte de nouveaux chiffres éclairants. Plus de 500 adhérents ont répondu aux questions relatives à cette même thématique. Au global, le trois quart des entreprises sondées proposent actuellement une ou plusieurs offres de cloud. Et cela sous des modes différents. A titre d’exemple, 91 % des éditeurs de logiciels proposent une offre en SaaS.

Dans cette même optique, 78 % des professionnels souhaitent que leurs données soient localisées en France. A minima en Europe, pour 64 % d’entre eux. Un sujet de souveraineté pour le moins majeur.

Un point que souligne Numeum. L’organisation professionnelle précise défendre « avec conviction et pragmatisme, la question centrale de la liberté de choix technologique. Celle-ci passe notamment par l’affirmation d’une filière française et européenne du numérique puissante, tout en restant ouvert, sans stigmatisation, à la coopération avec les acteurs internationaux. » L’idée est ainsi de développer un espace européen unifié afin d’éviter de maintenir un morcellement du marché européen contreproductif.

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Ainsi, une pratique est désormais devenue habitude. Celle de conserver tout ou partie des données sensibles sur des cloud internes ou privés. Le risque majeur étant qu’un tiers non-autorisé puisse accéder à ce type d’éléments.

Malgré ce, les entreprises indiquent être concernées par certains points relatifs à la conformité à la réglementation (RGPD), ou à la sécurité des données (respectivement 69 % et 77 %) que par des possibles réquisitions judiciaires nationales ou internationales (respectivement 19 % et 34 %).  

Des exigences au sein des appels d’offres

La question de la souveraineté relative au cloud prend de l’ampleur. Ainsi, la moitié des répondants sont confrontés à de telles exigences dans les appels d’offre de leurs clients. Un taux qui monte à plus de 60 % pour les clients du secteur de la Santé ou du secteur public. Enfin, 70 % des entreprises sondées jugent nécessaire d’imposer en France ou en Europe le recours obligatoire à des fournisseurs de cloud uniquement français ou européens pour les données à caractères sensibles. Un taux qui n’est que de 30 % pour les adhérents de filiales de groupe internationaux non-européens.

Toujours est-il que Numeum entend poursuivre ses travaux sur les sujets du cloud de confiance et de la souveraineté. L’ambition étant « d’éviter les erreurs d’interprétation, les amalgames simplistes, les postures incantatoires et les velléités sans fondements. La question de la nature et de la sensibilité des données est évidemment une question centrale et majeure du sujet. »

Olivier Robillart