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Présidentielle 2022 : développer les technologies du futur

Alors que les propositions autour de l’élection présidentielle 2022 s’esquissent, plusieurs moyens de développer les technologies innovantes existent. Numeum présente les voix permettant de mettre en avant l’innovation au sein du numérique.

Chaque candidat à l’élection présidentielle va devoir faire des choix stratégiques décisifs, tant aussi bien au niveau français et européen. Dans cette optique, l’organisation professionnelle Numeum entend inscrire les débats à venir autour de la course aux technologies de rupture. Pour y parvenir, il est important de positionner les pouvoirs publics afin qu’ils agissent en faveur d’un écosystème propice au développement des technologies d’avenir. Pour y parvenir, il convient de créer un grand pôle ministériel technologique.

Ce dernier pourrait alors regrouper non seulement le numérique mais également l’industrie, l’enseignement supérieur et la recherche. Le pôle fonctionnerait en étroite collaboration avec Bercy et les structures de financement qui en dépendent (BPI, Caisse des dépôts, fonds de fonds…). Dans cette tâche, des structures intermédiaires pourraient avoir un rôle majeur via l’élargissement au numérique du Conseil national de l’Industrie (CNI) et du Conseil de l’Innovation.

2022 TechTalks Numeum

En matière d’Education, Numeum souhaite remettre les mathématiques dans le tronc commun au lycée général mais également créer un baccalauréat professionnel spécifiquement dédié aux services numériques. Dans le même temps, pour développer les compétences si nécessaires au numérique, il convient de développer les Centres des Métiers et des Qualifi­cations sur les compétences numériques. L’idée est alors de connecter la recherche et l’enseignement supérieur avec les entreprises, pour développer les compétences des étudiants et favoriser la recherche et l’innovation.

Présidentielle 2022 : vers l’IA et l’informatique quantique

L’importance des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle ou l’informatique quantique n’est plus à démontrer. Pourtant, il convient de les accompagner dans leur développement. Numeum précise que la plateforme Ethical AI permet, par exemple, de concevoir, développer et piloter des systèmes d’IA respectueux des droits et des principes éthiques majeurs. L’objectif étant alors de rassurer les entreprises et de restaurer la confi­ance dans cette technologie.

En ce qui concerne le quantique, l’organisation propose de développer des cas d’usage dans les secteurs de l’économie réelle. Dans cette optique, l’Etat doit se saisir du sujet et mette autour de la table les principales organisations représentatives (banque, assurance, logistique, transports, défense, sécurité, supply-chain etc.).

Toujours est-il que ces mesures doivent aboutir à créer une certaine autonomie technologique européenne. Y parvenir passe obligatoirement par la création d’une DARPA du numérique. Cette dernière permettrait de soutenir l’émergence de technologies de rupture en se dotant d’une agence française s’inspirant du modèle américain.

En France, l’INRIA pourrait être cette « DARPA du numérique ». En effet, l’institut a la capacité d’accompagner, porter et mettre en œuvre opérationnellement des projets d’ampleur. Et cela, au cœur de l’écosystème public et privé du numérique.

La cybersécurité : un enjeu national

Dernier thème majeur, et non des moindres, la cybersécurité est un enjeu pour tous les professionnels du numérique. Sur ce volet, l’organisation professionnelle entend créer une cyberpolice européenne spécialisée (cyber-FBI). Celle-ci serait dotée de moyens importants en hommes et en matériel. Dans le même temps, un cyberparquet national béné­ficiant d’effectifs et de moyens d’enquête pourrait conduire à dénouer des affaires aux ressorts européens sinon internationaux.

Cybersécurité TechTalks

Enfin, une cyber-agence de renseignements nationale serait à même d’anticiper les menaces. L’idée est de consolider les statistiques sur les cyberattaques, les analyses de cas. Mais également les données disponibles en matière de cybersécurité. Le tout serait permis via l’utilisation de données cyber-désensibilisées en open data. La DGSI pourrait alors voir ses prérogatives s’accroître et sa collaboration avec l’ANSSI être densifiée dès 2022.

Olivier Robillart