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Thomas Fauré, Whaller : « la croissance de notre trafic est de l’ordre de 400% »

Les outils numériques collaboratifs connaissent une recrudescence de leur utilisation. Certains d’entre eux, comme Whaller, répondent aux besoins des collaborateurs en situation de télétravail. Thomas Fauré, CEO du réseau social revient sur cette période pour chacun et propose de bonnes pratiques.

Constatez-vous une augmentation dans l’utilisation des outils développés par Whaller ?

Thomas Fauré : Nous avons noté une augmentation plus que significative de l’utilisation de Whaller. Nous disposons certes de nouveaux utilisateurs mais nos équipes ont également constaté que les utilisateurs traditionnels ont désormais davantage recours au service. A date, la croissance de notre trafic est de l’ordre de 400%. La progression du nombre d’utilisateurs suit une courbe de progression similaire. La tendance est également appelée à se maintenir dans les semaines à venir puisque le trafic augmente de 4 à 5 fois par jour.

Thomas Fauré, CEO de Whaller

Ce phénomène est intéressant dans la mesure où Whaller se positionne sur le marché du travail au moyen d’outils modernes qui embarquent de nombreuses fonctionnalités comme la téléconférence, le partage de fichiers, la messagerie collaborative. L’outil répond in fine à un véritable besoin.

Parmi les secteurs qui témoignent de ce besoin figure le secteur public. Celui-ci entend utiliser des solutions qui respectent les datas. Plus généralement, les responsables se méfient des décisions qui pourraient être prises dans l’urgence sans considérer les problématiques liées à la cybersécurité.

Nous disposons d’un tissu de partenaires qui nous permet d’étendre nos activités.

Nous disposons également d’un tissu de partenaires qui nous permet d’étendre nos activités. Je pense naturellement à OVHCloud qui permet de doubler nos infrastructures techniques. Nous devrons probablement les tripler voire quadrupler très prochainement.

Nous avons donc été en mesure de déployer des outils de visioconférence auprès de nos propres serveurs car les services tiers étaient saturés. Ces derniers jours ont été pour le moins chargés en termes de déploiements techniques d’infrastructures dédiées. Un travail de fond mené de front avec OVHCloud et qui permet de proposer un service dont la qualité est en constante amélioration.

Ces usages vont-ils perdurer dans le temps ?

Thomas Fauré : A l’heure actuelle, les usages s’imposent aux entreprises. Ils les placent devant leurs propres responsabilités en termes de transformation numérique. Celles qui n’adoptaient que des postures de façade sont actuellement dans la difficulté. Cette crise permet donc de marquer un tournant dans l’utilisation des outils de partage.

La résistance au changement a toujours constitué un blocage à la transformation numérique.

La résistance au changement a toujours constitué un blocage à la transformation numérique. Ces événements vont permettre à de nombreuses entreprises de s’impliquer davantage dans ces changements. Ce point est majeur car il concerne toutes les entreprises engagées dans un processus de transformation numérique permanente. La période est donc révélatrice de nombreux comportements pour les utilisateurs mais également les éditeurs et leurs clients.

Le premier constat que l’on peut tirer est que les clients prennent des décisions avec une grande célérité qui nécessitent des déploiements rapides. Auparavant, le fait d’imposer de nouveaux usages était vu comme un processus long et rébarbatif. Ce n’est désormais plus le cas. Le mot agilité prend à présent tout son sens.

Pourquoi avoir rapidement proposé des offres solidaires à destination de secteurs en demande ?

Le monde professionnel se dirige chaque année davantage vers une numérisation plus poussée. Il est important de rappeler à chacun que nous développons une solution de travail et non de télétravail. Les bonnes habitudes que prennent actuellement les utilisateurs sont appelées à être conservées de façon naturelle car elles génèrent une efficacité considérable.

Whaller

Nous avons ainsi adressé une offre qui s’adresse en particulier à 3 secteurs : les TPE/PME, la Santé (hôpitaux, EHPAD, cliniques, médecins, ARS… afin de leur apporter une aide supplémentaire de communication) et l’Enseignement. Dans ce dernier, les besoins en termes d’outils numériques sont importants car la logique collaborative gagne du terrain. Le phénomène est passionnant à observer car il préfigure ce à quoi ressemblera l’entreprise de demain. En poussant les étudiants à utiliser des outils collaboratifs, ils seront d’autant plus enclins à y avoir recours lorsqu’ils seront sur le marché du travail. Les jeunes acteurs sont les décideurs de demain et disposent de la capacité de comprendre en quoi le numérique peut faire évoluer les choses.

Nous avons ainsi élaboré une offre spéciale gratuite, baptisée Full Remote. Elle comprend les fonctionnalités de partages de fichiers (documents, images et vidéos), sondages, événements. Mais également l’utilisation d’agendas de sphère et d’organisation, une box de documents, un kanban des tâches. A ceci s’ajoute la visio et téléconférence tout comme la galerie d’images.

Quelles bonnes pratiques avez-vous mis en place en interne ?

Les bonnes pratiques que je recommande aux équipes est de faire en sorte de travailler dans les mêmes conditions que dans un contexte classique. Cela suppose de se mettre en condition, de prendre des routines, des habitudes similaires à celles que chacun adoptait jusqu’à lors.

Ces bonnes pratiques relèvent également de la sphère matérielle, tout du moins dans la mesure du possible. Cela signifie de disposer d’un véritable bureau, de conserver un contact régulier avec ses collègues tout au long de la journée. Il est important de donner des signes de vie car les managers sont attentifs à ceux qui communiquent bien, même sur de petites choses. Quand bien même cette communication se fait de manière asynchrone.