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La EdTech française bat des records

Levées de fonds en nette progression, croissance forte de nouvelles pépites du secteur, la EdTech a le vent en poupe. Le secteur qui regroupe les entreprises du numérique opérant dans le secteur de la formation et de l’Education franchit le milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Le secteur est vital pour les entreprises du numérique. Alors que chacune d’entre elles est à la recherche de nouveaux talents pour nourrir leur développement, le besoin de développer les compétences en la matière demeure important. Pour accompagner ces changements, les entreprises du secteur de l’éducation et de la formation, les EdTech, signent une belle croissance.

Selon la dernière étude réalisée par EY, EdTech France et la Banque des Territoires, le secteur a réalisé un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros en 2021. Un montant certes symbolique, mais qui démontre la croissance du segment. Second signe de vitalité, le secteur a levé pas moins de 487 millions d’euros l’an dernier. Une seconde place européenne, derrière la Grande-Bretagne (609 millions d’euros).

Formation et Education Techtalks EdTech

Autre point positif, la dynamique demeure bonne puisque pas moins de 89 nouvelles entreprises ont vu le jour dans ce domaine. Au total, la verticale EdTech emploie environ 10 000 collaborateurs en France (contre 7 800 en 2020). La majorité des entreprises disposant de moins de 10 salariés (et un CA inférieur à 500 000 euros).

Un secteur propulsé par des leaders

Le secteur demeure toutefois morcelé puisque 70% du chiffre d’affaires global est réalisé par les 20 plus grandes sociétés du secteur. Ces dernières sont majoritairement présentes dans le domaine de la formation professionnelle. La formation initiale (scolaire et périscolaire) ainsi que l’enseignement supérieur (établissements) demeurant clairement en retrait.

L’étude rapporte ainsi que sur les 400 EdTech interrogées, plus de la moitié (53 %) opèrent dans la formation professionnelle. L’enseignement supérieur totalisant alors 40%. De même, les trois quarts d’entres elles adressent les entreprises et non le grand public.

Olivier Robillart